DEPECHE

Des observateurs européens indésirables à Lomé

Le 24 juin 1998, publié sur ufctogo.com

Le gouvernement togolais ne reconnaît à certains observateurs "aucun titre légal d’intervention dans le processus électoral", annonce-t-il dans un communiqué publié jeudi, à Lomé.

En fait, les autorités ont retiré leur titre d’observateur à un groupe d’Européens. "Seuls les observateurs de l’"ERIS", sous-traitant choisi par l’Union Europeenne (UE), se sont élevés, avec une constante véhémence, contre la qualité du processus électoral", affirme-t-on officiellement à Lomé.

Selon le communique officiel togolais, tous les observateurs au scrutin présidentiel de dimanche ont reconnu "la qualité de l’organisation, le calme de la campagne et la transparence du scrutin".

Mandates par UE les observateurs d’"ERIS" ont déclaré "ne pas reconnaître la transparence des élections et la proclamation des résultats par le ministre de l’intérieur et de la sécurité".

Ils ont affirmé fonder leur conviction sur des irrégularités comme le "manque de bulletins de certains candidats dans plusieurs bureaux de vote, des bureaux de vote qui ont ouvert avec beaucoup de retard ou qui n’ont pas du tout ouvert".

Ils ont cité également "le non dépouillement de certaines urnes convoyées à la mairie de Lomé et non dépouillées dans les bureaux de vote comme le recommande le code électoral" comme autant d’autres situations à l’origine de leur rejet du scrutin présidentiel togolais de dimanche dernier.

Le communiqué togolais qui fait état du rôle de "juge de l’élection" dévolu à la cour constitutionnelle et non à "ERIS", estime que "les observateurs de "ERIS" ont abusé de la bonne foi des autorités (togolaises) en effectuant un travail partisan sous le couvert d’une appréciation objective".

Les observateurs mis en cause "ont dénature leur fonction et ont violé les dispositions acceptées par le gouvernement togolais lors de ses négociations avec l’UE", indiquent les autorités de Lomé.

La proclamation mercredi, à Lomé, par le gouvernement togolais, des résultats de la présidentielle du 21 juin a donné lieu à des manifestations de rue qui se sont poursuivies jeudi, dans la capitale du pays, rappelle-t-on.

Aux termes du code électoral, proclamer les résultats provisoires et les transmettre à la cour suprême sont de la compétence de la seule Commission Électorale Nationale (CEN) dont la présidente, Mme Awa Nana, et quatre membres, appartenant à la mouvance présidentielle, ont démissionné mercredi, dénonçant la pression, les menaces et l’intimidation.

Panafrican News Agency (PANA), Lomé, Togo

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