DEPECHE

Démocratisation au Togo : l’opposition en exil encouragée mais méfiante

Le 16 avril 2004, publié sur ufctogo.com

PARIS, 15 avr (AFP) - 12h57 - L’opposition togolaise en exil s’est déclarée jeudi "encouragée" par l’engagement devant l’Union européenne du gouvernement togolais à prendre plusieurs mesures de démocratisation, tout en affichant sa "méfiance" vis-à-vis de leur application par le président Gnassingbé Eyadéma.
"C’est encourageant, 90% de ce que nous demandons se trouve dans la feuille de route adoptée mercredi à Bruxelles mais nous restons méfiants car Eyadéma a pris l’habitude de ne pas respecter ses engagements", a déclaré à l’AFP le principal opposant, Gilchrist Olympio, de l’Union des forces de changement (UFC).

M. Olympio, qui vit en exil en France depuis 40 ans, car il craint "pour sa vie" n’envisage cependant pas de rentrer dans son pays : "la situation est très loin d’être sécurisée", dit-il.

L’ancien Premier ministre togolais Agbeyome Kodjo, devenu opposant en exil, a indiqué dans un communiqué diffusé à Paris qu’il "a suivi avec intérêt les conclusions des consultations de la Commission de l’Union européenne avec le Togo".

"Ces 22 engagements que le gouvernement togolais a accepté de mettre en oeuvre sont pour la plupart ceux que nous avions proposés au président Eyadéma (...) Mise en place d’un gouvernement d’union avec l’opposition et organisation des élections législatives pluralistes et consensuelles furent les éléments clés de notre proposition pour sortir le Togo de l’impasse", affirme-t-il.

Mais, poursuit l’ancien Premier ministre de M. Eyadéma, "ces mesures appuyées par les institutions de Washington ont été rejetées par le général Eyadéma, qui a choisi d’organiser des élections législatives unilatérales, pour modifier la constitution afin de se maintenir à la tête de l’Etat".

Une délégation togolaise conduite par le Premier ministre Koffi Sama s’est engagée auprès de l’Union européenne mercredi à Bruxelles à prendre plusieurs mesures de démocratisation, dont une reprise "ouverte et crédible" et "sans délai" du dialogue avec l’opposition.

Parmi les 22 engagements pris par le Togo, figure aussi celui de "garantir, sans délai, l’action libre de tout parti politique, à l’abri de tout acte d’harcèlement".

La coopération entre l’UE et le Togo est suspendue depuis 1993. L’Union reproche au général Eyadéma, au pouvoir depuis 37 ans, les dérives autoritaires de son régime.

AFP

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