DEPECHE

Crash au Bénin : au moins 113 morts, les recherches se poursuivent

Le 26 décembre 2003, publié sur ufctogo.com

COTONOU (AFP) - 26/12/2003 17h22 - Le gouvernement béninois a décidé la création d’une commission d’enquête pour déterminer les circonstances dans lesquelles un Boeing à destination de Beyrouth s’est écrasé le jour de Noël sur la plage de Cotonou faisant, selon un dernier bilan officiel vendredi, 113 morts et 22 rescapés.

Selon une source aéronautique béninoise, "une chose est certaine : il y a eu un problème de poids car l’avion n’a pas pu décoller" de la piste, heurtant un bâtiment technique situé au bout du tarmac avec son train d’atterrissage arrière. La même source a évoqué l’éventualité d’une mauvaise répartition des charges à bord de l’appareil.

Vendredi, au moins une des "boîtes noires" du Boeing 727 affrété par la compagnie UTA basée en Guinée avait été retrouvée, selon l’état-major béninois cité par la radio nationale.

Selon le ministre béninois des Affaires étrangères, Rogatien Biaou, l’avion transportait 161 personnes, dont dix membres d’équipage. Outre les 113 morts annoncés officiellement, les secours ont également repêché vendredi en début d’après-midi le corps d’un enfant près du lieu du crash, a constaté un correspondant de l’AFP, ce qui porterait le bilan à au moins 114 morts.

24 survivants ont été secourus mais "deux d’entre eux sont décédés des suites de leurs blessures", a indiqué le ministre, précisant que sur les 22 rescapés encore en vie, 16 sont de nationalité libanaise.

Le commandant de bord, de nationalité libyenne, figure parmi les rescapés, selon des journalistes béninois.

Le gouvernement béninois a décrété un deuil national de trois jours à compter de samedi 00h00 heure locale (23h00 GMT), tandis que les recherches se sont poursuivies vendredi sur la plage située en bout de piste de l’aéroport de Cotonou, jonchée de débris et de bagages, pour retrouver les corps des victimes de l’accident.

Vers 16h00 GMT, les secours, renforcés par une équipe de plongeurs militaires libanais, avaient réussi à ramener sur la plage située en bout de piste de l’aéroport le dernier morceau de carlingue qui restait partiellement immergé. Un militaire présent sur place a affirmé à l’AFP qu’il ne renfermait aucun corps.

Le crash de l’appareil de la compagnie UTA (Union des transports africains), qui assurait la liaison Cotonou-Beyrouth, est la pire catastrophe qui ait frappé des Libanais depuis le début de l’aviation civile.

"Les blessés, a encore annoncé le ministre béninois, qui peuvent supporter le voyage partiront ce soir avec le ministre des Affaires étrangères du Liban", Jean Obeid, arrivé dans la matinée à Cotonou avec une délégation comprenant une équipe médicale et des plongeurs.

Quant aux corps des victimes, ils "pourront être rapatriés après, conformément aux normes internationales", a précisé déclaré M. Biaou.

Mais une polémique s’est déjà engagée entre les autorités libanaises et guinéennes autour des autorisations de vol de la compagnie UTA.

Le ministre libanais des Transports Najib Mikati a affirmé jeudi que le Liban avait refusé d’accorder une licence à UTA car "elle ne remplissait pas les conditions techniques" requises.

Affirmation démentie vendredi par le ministre guinéen des Transports, Cellou Dalein Diallo, selon qui "l’administration libanaise n’a pas été sollicitée pour délivrer un quelconque certificat de navigabilité à cet avion", a-t-il déclaré à la presse.

Selon lui la compagnie UTA, une "société de droit guinéen", avait demandé à l’administration guinéenne chargée de l’aviation civile de lui délivrer un certificat de navigabilité. "Après toutes les vérifications d’usage, il n’y avait rien qui s’opposait à la délivrance de ce certificat", a-t-il ajouté.

La compagnie UTA, enregistrée en Guinée, appartient à des émigrés libanais (l’un des propriétaires était d’ailleurs à bord du Boeing sinistré), et l’appareil effectuait des liaisons entre différentes capitales ouest-africaines et Beyrouth ou Dubaï.

Le Bénin, comme tous les pays d’Afrique de l’ouest, compte une importante communauté libanaise, très active dans le secteur du commerce.

AFP

Dépêches suivantes

Dépêches précédentes

UFC Live !

  • Vous devez installer le module flash correspondant à votre navigateur pour voir ce contenu.

WEB Radios - TV

WEB Radios
Tous unis pour un Togo libre et démocratique
lundi
24 avril 2017
Lomé 27°C (à 02h)