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Côte d’ivoire : Paris ignore à quel niveau ordre a été donné de bombarder les Français

Le 13 novembre 2004, publié sur ufctogo.com

Le ministre des Affaires étrangères Michel Barnier a déclaré samedi que Paris ne savait pas "à quel niveau l’ordre a été donné" de bombarder la position de l’armée française en Côte d’Ivoire où neuf soldats ont été tués.

"Nous avons dit que c’était une attaque délibérée d’avions de chasse ivoiriens" mais "nous ne savons pas à quel niveau l’ordre a été donné", a déclaré Michel Barnier sur la radio privée Europe 1.

"La Côte d’Ivoire est et restera un pays ami", a ajouté M. Barnier.

Michel Barnier a confirmé qu’"un certain nombre de femmes ont été victimes ces derniers jours de sévices", précisant que "les enquêtes diront quelle est l’ampleur et la gravité de ces exactions".

Il a indiqué que "près de 4.000 personnes" sont actuellement revenues de Côte d’Ivoire. "2.600 Français ont été rapatriés sur des vols affrétés par le ministère des Affaires étrangères" et un grand nombre d’autres ressortissants français figurent parmi les 1.400 Européens qui ont été évacués sur des vols affrétés par d’autres pays", a-t-il ajouté.

Le chef de la diplomatie a réaffirmé que la solution à la crise ivoirienne ne pouvait qu’être politique.

"Quelle autre solution qu’une solution politique peut-on imagniner sinon la violence ?" s’est-il interrogé.

"Il faut que ces hommes et ces femmes qui ont entre leurs mains le destin de leur pays se mettent autour de la table", a-t-il souligné.

"Que les hommes politiques qui ont en charge en Côte d’Ivoire l’avenir de leur pays, M. Gbagbo, M. Soro, M. Ouattara, M. Bédié et d’autres encore assument leurs responsabilité", a-t-il ajouté.

Il a indiqué qu’il avait discuté de la Côte d’Ivoire avec le président sud-africain Thabo Mbeki, qu’il a rencontré vendredi au Caire l’occasion des funérailles du président de l’Autorité palestinienne Yasser Arafat.

L’exode des ressortissants occidentaux de Côte d’Ivoire s’est poursuivi vendredi depuis l’aéroport d’Abidjan, où la situation semblait se normaliser après plusieurs jours d’émeutes lors desquelles des dizaines d’occidentaux ont subi des violences graves, dont plusieurs viols.

Soixante-deux Ivoiriens ont été tués dans les émeutes qui ont suivi la destruction par l’armée française de l’aviation ivoirienne, après la mort de ses neuf soldats le 6 novembre à Bouaké (centre), selon le président ivoirien Laurent Gbagbo.

La ministre française de la Défense Michèle Alliot-Marie a déclaré qu’une enquête allait être menée pour établir à quel niveau la décision de bombarder la base française a été prise, estimant qu’il n’était "pas logique" que le chef de l’Etat Laurent Gbagbo ait ordonné "cet acte tellement fou".

M. Gbagbo a quant à lui émis des doute sur la mort des neuf soldats français, dans un entretien au quotidien américain Washington Post. "Je n’ai pas vu de cadavres. Je n’ai rien vu", a-t-il dit.

AFP

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