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Côte d’Ivoire : l’ONU va envoyer plus de 6.000 Casques bleus

Le 27 février 2004, publié sur ufctogo.com

NEW YORK (Nations Unies), 27 fév (AFP) - 20h00 - Le Conseil de sécurité de l’ONU a décidé à l’unanimité vendredi à New York de déployer en Côte d’Ivoire une force de maintien de la paix de plus de 6.000 Casques bleus.

La résolution établit l’"Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire" (ONUCI) pour une durée initiale d’un an à compter du 4 avril, chargée d’encadrer le processus de réconciliation dans ce pays coupé en deux depuis le début d’une rébellion armée en septembre 2002.

Le secrétaire général de l’ONU Kofi Annan a "félicité les membres du Conseil de sécurité", pour ce qui marque selon lui l’engagement de la communauté internationale.

"L’établissement d’une telle opération, demandé par toutes les parties ivoiriennes, envoie un message clair montrant que la communauté internationale soutient le processus de paix ivoirien et est déterminée à jouer son rôle dans le maintien de la paix et la sécurité en Afrique", a dit M. Annan, qui avait recommandé une telle mesure en janvier. Le secrétaire général a également dit son soutien aux parties ivoiriennes dans leur recherche de sortie de crise.

Selon la résolution, l’ONUCI comprendra "en sus de l’effectif civil, judiciaire et pénitentiaire approprié, 6.240 militaires des Nations Unies, incluant 200 observateurs militaires et 120 officiers d’état-major, et jusqu’à 350 membres de la police civile".

Les Casques bleus, reclamés par les autorités ivoiriennes, les pays africains et la France, intègreront la force africaine (MINUCI) jusque-là présente ainsi que le contingent de la Communauté économique des pays de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) actuellement en Côte d’Ivoire. L’ONU devra également chercher des pays prêts à fournir des hommes. Le Sénégal et le Bangladesh sont fréquemment cités.

L’ONUCI sera installée aux côtés des forces françaises de l’opération Licorne, à ce jour 4.000 hommes déployés sous mandat de l’ONU. Les troupes françaises, envoyées sur place dès les premiers jours de la crise, contribueront à sécuriser la zone d’activité des forces internationales, et selon les besoins serviraient de force de réaction rapide.

La question de Casques bleus avait fait des progrès depuis que les Etats-Unis, au départ réservés quant à l’ampleur de la force pour des raisons budgétaires, avaient finalement donné leur feu vert.

Selon le mandat fixé vendredi, cette mission, en coordination avec les forces françaises, devra veiller au respect de l’accord de cessez-le-feu établi en mai 2003.

Elle assurera la liaison entre éléments armés ivoiriens afin de "promouvoir le rétablissement de la confiance", aidera le gouvernement de réconciliation nationale à surveiller les frontières, avec une attention particulière à la situation des réfugiés libériens et aux mouvements de combattants.

Elle assistera le gouvernement dans la mise en oeuvre du "Programme national de désarmement, démobilisation et réintégration des combattants" (DDR), qui devrait débuter début mars.

L’ONUCI sera là aussi pour protéger le personnel de l’ONU, faciliter l’acheminement de l’aide humanitaire, contribuer à assurer le respect des droits de l’Homme, et enfin aider le gouvernement à rétablir l’autorité de l’Etat, du système judiciaire, à préparer des élections et rétablir une présence policière civile partout dans le pays.

De ces derniers points seraient particulièrement chargés l’équipe de policiers civils de l’ONU, ainsi que des spécialistes des questions juridiques, judiciaires et pénitentiaires.

Le Conseil de sécurité enfin a demandé à Kofi Annan de lui présenter tous les trois mois un rapport sur la situation, notamment "en vue d’une réduction progressive de l’effectif des troupes en fonction des progrès réalisés".

© 2004 AFP

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