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Côte d’Ivoire : des jeunes s’en prennent à des intérêts français

Le 11 octobre 2003, publié sur ufctogo.com

Fri October 10, 2003 4:41 PM CEST par Loucoumane Coulibaly

ABIDJAN (Reuters) - De jeunes partisans du président ivoirien Laurent Gbagbo ont saccagé des magasins français, vendredi à Abidjan, en accusant les troupes de l’ex-puissance coloniale d’aider les rebelles qui contrôlent la moitié nord du pays.

La tension monte en Côte d’Ivoire depuis que les rebelles se sont retirés du gouvernement d’union nationale mis en place en vertu de l’accord de paix de Marcoussis (France), signé en janvier pour mettre fin à une guerre civile qui a fait des milliers de morts et plus d’un million de personnes déplacées.

La France a déployé 4.000 soldats en Côte d’Ivoire pour surveiller une ligne de cessez-le-feu qui divise en deux le territoire du premier producteur mondial de cacao. Ses troupes séparent les camps adverses le long d’une "zone de confiance".

Des représentants de l’opérateur de téléphonie français Orange ont dit qu’au moins deux de leurs agences avaient été mises à sac et un directeur malmené par des groupes de jeunes qui accusaient les troupes françaises d’empêcher l’armée de libérer les zones aux mains des rebelles.

Des habitants du quartier abidjanais de Yopougon ont rapporté que des jeunes en tenues de combat, munis de barres de fer et de bâtons, avaient pris d’assaut les succursales des compagnies nationales d’eau et d’électricité, brisant des vitres et emportant des ordinateurs.

Les attaquants ont affirmé que les habitants du nord du pays, majoritairement musulman, ne payaient pas leurs factures d’eau et d’électricité, et ils ont reproché aux deux compagnies - contrôlées par le conglomérat français Bouygues de tolérer cette situation.

"Ils ont tout cassé", a déclaré un témoin.

Les combats ont cessé en Côte d’Ivoire depuis mai, date de la conclusion d’un cessez-le-feu entre les belligérants, mais les rebelles réclament la démission du président Gbagbo, dont les forces contrôlent le Sud chrétien et animiste et qu’ils accusent de freiner les efforts de paix.

Les fidèles de Gbagbo considèrent de leur côté que les rebelles usent de prétextes pour ne pas désarmer. Ils demandent que l’armée les y oblige et réunifie le pays.

Des habitants de Yopougon ont dit que beaucoup d’émeutiers portaient des uniformes militaires mais pas d’armes. Certains ont déclaré qu’ils appartenaient à une milice pro-Gbagbo connue sous le nom de "Groupe des patriotes pour la paix".

Des témoins ont rapporté que les manifestants semblaient s’être dispersés et que des policiers patrouillaient dans les rues, certains montant la garde devant les boutiques saccagées.

REUTERS

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