DEPECHE

Clôture en cascade des bureaux de vote au Togo

Le 21 juin 1998, publié sur ufctogo.com

Le vote pour l’élection présidentielle au Togo avait pris fin vers 19H00 (locales et GMT) dans la plupart des bureaux, tandis que d’autres poursuivaient les opérations entamées seulement deux heures plus tôt.

Officiellement, le vote devait s’achever à 18H00 dans l’intérieur du pays, et 19H00 à Lomé. Mais le démarrage a pris un énorme retard dans plusieurs dizaines de bureaux de la capitale et il était "impossible" d’interrompre le processus, même si aucune consigne n’a été donnée officiellement pour prolonger l’ouverture des bureaux au-delà de l’heure prévue.

"Si j’arrête, ils me tuent", confiait le président d’un bureau de vote qui n’avait pu débuter les opérations qu’à "16H46", en raison d’une pénurie de matériel. De fait plusieurs centaines d’électeurs, arrivés parfois depuis 6H00 le matin, patientaient toujours en file dans la cour du lycée Gbeynedzi, plongée dans une quasi-obscurité.

Comble de malchance, cette école était en effet ce soir-là privée d’électricité et les opérations se poursuivaient dans la pénombre. "Heureusement, un parti a acheté 18 bougies et l’allumette", confiait un assesseur, tandis que les électeurs se penchaient pour déchiffrer le nom des candidats à la lueur d’une bougie modestement plantée sur l’urne. Une vieille femme, appuyée sur une béquille, ne cachait pas son désespoir : "je suis là depuis 5H30, mais ils n’ont pas trouvé mon nom"...

Dans la plupart des autres bureaux de vote du pays, les opérations se sont déroulées dans le calme et sans incident, selon la radio nationale. Les représentants des partis ainsi que des Commissions électorales locales avaient commencé le dépouillement, comptant enveloppes et bulletins avec solennité.
Quelque 2,2 millions de Togolais étaient appelés aux urnes pour désigner un président parmi six candidats, dont l’actuel chef de l’État, Gnassingbè Eyadéma, candidat à sa propre succession après plus de trente ans de pouvoir. Il s’agissait de la première véritable élection présidentielle pluraliste au Togo, l’opposition ayant boycotté le scrutin de 1993.

Dimanche soir, la Commission électorale nationale (CEN) s’apprêtait à passer une longue nuit de collecte de tous les résultats et espérait pouvoir fournir les premières indications significatives avant lundi matin.

Agence France-Presse (AFP), Lomé, Togo

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