DEPECHE

Candidat unique : l’opposition togolaise poursuit ses tractations

Le 23 avril 2003, publié sur ufctogo.com

Les partis politiques de l’opposition togolaise réunis au sein de la Coalition des Forces Démocratiques (CFD) n’ont pas réussi à désigner leur candidat unique à l’élection présidentielle du 1er juin, à une semaine de la date limite de dépôt des dossiers.
Entamées le 28 mars dernier, les discussions en vue de la désignation d’un candidat unique se poursuivaient encore mercredi matin.

Au total, cinq leaders de partis politiques sont en compétition pour ce poste de candidat unique : Edem Kodjo de la Convergence Patriotique Panafricaine (CPP), Yawovi Agboyibor du Comité d’Action pour le Renouveau (CAR), Léopold Gnininvi de la Convention Démocratique des peuples Africains (CDPA), Zarifou Ayéva du Parti pour la Démocratie et le Renouveau (PRD) et Dahuku Péré du Pacte Socialiste pour le Renouveau (PSR).

"Les tractations ont trop duré. On se croyait à la fin, lorsqu’hier nous avons appris une nouvelle candidature : celle de Dahuku Péré. C’est une nouvelle donnée qui retardera encore les choses", a expliqué à l’AFP un responsable politique membre de la coalition.

Selon lui, la coalition "est au pied du mur, et si nous ne faisons pas vite, nous risquons d’avoir de sérieux problèmes. Nous n’avons pas réussi depuis plus de trois semaines à désigner ce candidat et je me demande si cela est possible en l’espace de 48 ou 72 heures". La date limite du dépôt des dossiers de candidature est fixée au 1er mai.

Ancien membre du bureau politique du Rassemblement du Peuple Togolaisau pouvoir) et ancien président du Parlement (1994 à 1999), Dahuku Péré a rejoint l’opposition en octobre dernier, après avoir été exclus du RPT pour avoir vivement dénoncé son fonctionnement.

Mercredi, certains journaux proches de l’opposition ont critiqué les leaders de cette coalition, estimant qu’ils "feront la preuve de leur incurie et démontreront qu’ils sont des aventuriers qui ne rêvent que du pouvoir, comme l’avait dit le général (Eyadéma)".

"Aucun des protagonistes ne manifeste la moindre volonté de céder. Personne ne veut faire de concession. Nous assistons à une impitoyable course au pouvoir", commente le Combat du peuple.

Le général Eyadéma, au pouvoir depuis 36 ans, avait annoncé son intention de se retirer en 2003, conformément à la constitution ancienne formule.

Mais le 30 décembre dernier, le Parlement a procédé à un "toilettage" de la constitution qui permet au président Eyadéma de se présenter pour un nouveau mandat.

Ce dernier ne s’est pas encore prononcé officiellement sur son éventuelle candidature, mais ses proches ne cachent pas qu’ils souhaitent le voir se représenter.

Ainsi, le 22 février, le puissant président de l’Assemblée nationale, Fambaré Natchaba, s’était prononcé ouvertement pour une nouvelle candidature du chef de l’Etat.

Son princpal opposant, Gilchrist Olympio, leader de l’union des Forces du Changement (UFC, principal parti d’opposition, qui a quitté la CFD) a annoncé officiellement le 28 mars dernier à Paris qu’il serait candidat.

Parmi les modifications adoptées par le Parlement figure notamment l’exigence posée par le code électoral faite à tout candidat à la présidentielle d’avoir résidé au Togo pendant au moins douze mois avant le scrutin.

Cette disposition exclut théoriquement de la course M. Olympio, en exil à l’étranger depuis plusieurs années.

AFP

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