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Amnesty international dénonce l’impunité au Togo

Le 24 mai 2006, publié sur ufctogo.com

La chargée de campagne programme Afrique d’Amnesty international (AI), Mme Paule Rigaud, a appelé mercredi le gouvernement togolais à faire de la lutte contre l’impunité une de ses priorités.

"Il faut que les autorités togolaises fassent de la lutte contre l’impunité leur priorité. Cela fait partie du dialogue national actuellement. Il semblerait qu’il y a des difficultés à aborder cette question alors que c’est la question à résoudre si on veut que la crise togolaise se règle", a indiqué Mme Rigaud à la PANA à l’occasion de la présentation du rapport 2006 d’Amnesty international sur la situation des droits de l’homme dans le monde.

Pour que la situation des droits humains évolue dans le sens positif et pour prévenir d’autres violations, "il faut que les auteurs des violations passées soient traduits en justice et qu’il y ait un signal fort pour dire que ces violations là ne seront plus permises au Togo", a-t-elle ajouté.

Mme Rigaud a déploré l’impunité, ajoutant qu’aujourd’hui des hauts responsables de l’armée, connus pour avoir dans le passé commis des violations graves contre les droits de l’homme, ne sont pas inquiétés mais promus.

Pour AI, la lutte contre l’impunité implique que toute personne ayant perpétré des violations des droits de l’homme ne soit pas exemptée des poursuites judiciaires quelles que soient les décisions politiques.

"Il peut y avoir une amnistie mais elle doit venir après un jugement et non pas avant. Tant qu’il n’aura pas été mis un terme à cette impunité, aucune solution politique et pacifique durable ne pourra être trouvée au Togo", a précisé la chargée de campagne programme Afrique d’Amnesty international.

Toutefois, Mme Rigaud a noté qu’au niveau des points positifs il y a une amélioration de la détention dans la prison civile de Lomé qui est en réfection et également une volonté du gouvernement de s’engager dans une réforme judiciaire.

Par ailleurs, dans un rapport publié en août 2005, une mission des Nations unies a dénoncé "l’existence d’une stratégie de répression", soulignant l’implication des forces de sécurité et des milices dans ces exactions.

Le rapport a recommandé, entre autres points, l’établissement d’un programme de vérité, justice et réconciliation, de même que la réforme en profondeur de l’armée pour en faire une armée républicaine et apolitique.

"Jusque là ces recommandations ne sont pas appliquées et on attend encore les signes concrets", a conclu Mme Rigaud.

AngolaPress

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