DEPECHE

Amnesty International demande au Togo d’accélérer les réformes de la justice et de l’armée

Le 16 juillet 2006, publié sur ufctogo.com

Amnesty International a demandé dimanche au gouvernement togolais, par la voix du directeur de la section belge francophone de l’organisation, M. Philippe Hensmans, d’accélérer les réformes de la justice et de l’armée.

M. Hensmans, qui dirigeait la délégation, s’est déclaré convaincu que le manque de ces réformes sont la cause principale de l’impunité rampante au Togo, au cours d’un point de presse.

La délégation d’Amnesty international a effectué une une visite de quinze jours dans la capitale togolaise.

« Nous nous heurtons aujourd’hui à de nombreux pays dont le Togo sur la question des tortures », a t-il affirmé.

Concernant les violences qui ont marqué l’élection présidentielle d’avril 2005, le conférencier a réaffirmé que des milices conjointement avec l’armée en ont été les auteurs principaux.

Il a admis que des militants de l’opposition ont également violenté des partisans du parti au pouvoir, le Rassemblement du Peuple togolais (RPT).

L’organisation humanitaire a réclamé le renvoi de l’armée togolaise dans les casernes, pour ne sortir qu’en dernier ressort lorsque l’intégrité du territoire est menacée.

Elle a également appelée à une séparation réelle des pouvoir afin que la justice, indépendante, puisse travailler dans l’quité pour le bien des populations togolaises.

Dans son rapport 2006, Amnesty International est revenue sur « des centaines de personnes victimes d’exécutions extrajudiciaires et des milliers d’autres ont été blessées par les forces de sécurité et les milices armées proches du pouvoir avant, pendant et après l’élection présidentielle remportée par Faure Gnassingbé ».

L’élection présidentielle au Togo avait eu lieu en avril 2005.

Sur la question de l’impunité, la délégation a affirmé avoir reçu des engagements fermes du Premier ministre togolais, M. Edem Kodjo qui a promis bannir toute impunité dans le pays.

« Des militaires et d’autres auteurs de violences contre des civiles n’hésitent pas à s’exhiber comme tels ; mais ils ne sont jamais inquiétés. Nous ne prenons pas pour argent comptant ce que nous dit un gouvernement, nous préférons le juger à l’acte », a conclu Philippe Hensmans.

La dernière visite d’une délégation d’Amnesty International à Lomé remonte à 1999.

Les autorités togolaises ont souvent eu des rapports heurtés avec l’organisation à cause des accusations de violation des droits de l’homme portés contre le Togo.

« Si rien n’est fait dès maintenant, les mêmes violences risquent de surgir lors des échéances électorales prochaines », a prévenu Philippe Hensmans qui a souhaité un aboutissement heureux du dialogue intertogolais en cours depuis le 21 avril dernier.

APA - Lomé, (Togo)

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