DEPECHE

Aggravation de la situation des droits de l’Homme dans des pays d’Afrique notamment au Togo

Le 22 mars 2006, publié sur ufctogo.com

La situation pour les défenseurs des droits de l’Homme en Afrique "s’est tout particulièrement aggravée en 2005 en République démocratique du Congo, en Ethiopie, au Soudan ou encore au Togo", souligne le rapport annuel publié mercredi par la Fédération internationale des droits de l’Homme (FIDH) et l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT).
"Mauvais traitements et actes de violence ont été relevés au Niger, en Ouganda, au Soudan, en Tanzanie, au Tchad, au Togo et au Zimbabwe, allant parfois jusqu’à l’assassinat (RDC, Sierra Leone)", relève le rapport.

Il cite des "poursuites judiciaires et arrestations arbitraires" dans onze pays, dont le Cameroun, Djibouti, l’Erythrée, le Kenya, la Mauritanie, le Niger.

Menaces, campagnes de diffamation et autres formes de harcèlement ont également été utilisés pour dissuader les défenseurs des droits de l’Homme de poursuivre leur action au Sénégal, en Somalie, au Congo-Brazzaville, en Côte d’Ivoire et au Nigeria.

"En 2005, les libertés de réunion, de manifestation et de rassemblement pacifique restent largement bafouées sur l’ensemble du continent", déclare le rapport qui cite notamment le Cameroun, la Côte d’Ivoire, le Kenya et la RDC où plusieurs manifestants ont trouvé la mort en juin dernier.

Au Zimbabwe, ces libertés sont "systématiquement violées" et Fatimata Mbaye, vice-présidente de la FIDH et présidente de l’Association mauritanienne des droits de l’Homme a souligné que la seule possibilité de réunion étaient les funérailles.

Elle a dénoncé "1.300 cas de viols en Centrafrique", les qualifiant de "crimes de guerre". Quant à "la tragédie du Darfour (Soudan), c’est une situation génocidaire en raison de l’odeur du pétrole dans cette zone", a dit M. Sidiki Kaba, président de la FIDH, en présentant ce rapport.

Au Togo, à la suite des élections présidentielles d’avril 2005, et de l’élection contestée de Faure Gnassingbé, les violences et la répression des manifestations ont fait quelque 500 morts, selon les Nations Unies.

"Au plus fort des violations, les autorités ont tout fait pour faire taire les dénonciations" à ce sujet, souligne le rapport.

Même situation en Ethiopie, où 75 personnes ont été tuées lors des manifestations contestant les résultats des élections. Les militants "qui tentaient de dénoncer ces violations ont été victimes de graves représailles", la situation de plusieurs "reste inconnue", selon la FIDH.

Journalistes et syndicalistes sont particulièrement visés. En Sierra Leone, Harry Yansaneh, membre d’Amnesty International et de la Ligue des droits de l’Homme, a été attaqué dans les locaux de son journal à Freetown et est mort des suites de ses blessures.

La tragédie des émigrants qui périssent en tentant de gagner l’Europe a par ailleurs été évoquée par Driss El Yazami, secrétaire général de la FIDH qui a condamné "les assassinats" dont certains, selon lui, ont été victimes à Ceuta et Melilla. "La responsabilité du Maroc et de l’Espagne est engagée à l’évidence", a-t-il dit, précisant que la FIDH préparait des missions d’enquête en Espagne, au Maroc, en Algérie et au Mali.

AFP

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