DEPECHE

6000 poulets abattus et incinérés au Togo par « mesure sécuritaire et sanitaire »

Le 20 juin 2007, publié sur ufctogo.com

Les analyses en vue de déterminer les causes de décès massifs de volailles dans un village du sud du Togo sont toujours en cours alors qu’environ 6 000 poulets supposés porteurs du virus de la grippe aviaire ont été abattus et incinérés, a appris APA mercredi de source officielle.

Le ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche du Togo a indiqué dans un communiqué que les analyses sont toujours en cours dans un laboratoire régional de référence en vue de déterminer les causes de près de décès de 2 100 volailles en quelques jours dans une ferme située dans le village de Sigbéhoué à une quarantaine de km à l’est de Lomé.

Par mesure sécuritaire et sanitaire, une équipe technique du ministère vient d’abattre et d’incinérer plus de 4000 volailles suite aux décès de 300 poulets le 10 juin et de 1.700 autres les jours suivants, indique le minsitère.

Alertés, des membres de la division de contrôle vétérinaire de la zone ont remarqué sur place des signes qui s’apparentent à ceux du virus de la grippe aviaire notamment des pertes de plumes, l’atrophie musculaire, l’apathie et les fientes glaireuses.

« L’abattage des poulets a été ordonné par précaution en attendant le résultat des analyses sur le prélèvement fait dans cette ferme », a expliqué M. Datcha Bouwassi, le directeur de cabinet au ministère du l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche

Selon des sources sanitaires, les premiers tests effectués ont donné un résultat positifs.

La ferme avicole qui s’approvisionne au Ghana en poussins, a été bouclée et la zone mise en quarantaine pour des opérations de désinfection.

En plus des mesures de confinement des oiseaux qui sont en vigueur, les autorités togolaises ont demandé à la population d’éviter de manipuler les cadavres d’oiseaux sauvages ou domestiques suspects et de signaler tout cas de morts subites et massives de volailles ou d’oiseaux sauvages.

Au lendemain de l’apparition du premier cas de la grippe aviaire au Nigeria, et bien qu’aucun cas du virus H5N1 n’ait été détecté au Togo, les autorités ont lancé en février 2006, un plan national de lutte contre la maladie.

Le Togo, qui compte plus de 10 millions de têtes de volailles, selon la direction de l’élevage et de la pêche, a interdit, depuis le mois de mai jusqu’à nouvel ordre, les importations de volaille vivante, abattue, des œufs et poussins d’un jour en provenance du Ghana, où des cas du virus H5N1 ont été découverts dans une ferme avicole en avril dernier.

APA - Lomé (Togo)

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