DEPECHE

60 morts à Atakpamé : il faut arrêter le commandant Koloum !

Le 30 avril 2005, publié sur ufctogo.com

Depuis 96 heures que nous parlons du drame qui se déroule dans l’Ogou, personne ne réagit. Et pourtant à Atakpamé tout le monde connaît les auteurs des massacres et les populations ont fait tout leur possible pour se débarrasser des monstres qui les ont assaillies.

L’homme qui sème la terreur à Atakpamé s’appelle Koloum ; commandant de gendarmerie à la retraite. Il a à sa disposition une milice armée qui faisait parler d’elle plusieurs jours avant la tenue de l’élection présidentielle. La police et la gendarmerie et quelques éléments du deuxième Régiment Interarme de Témédja (garnison à 7 Km d’Atakpamé) sont sous les ordres du sinistre commandant.C’est ce qui lui a permis d’avoir le renfort de chars et de fusils d’assaut utilisés contre la population.

Les hommes de Koloum ont fait une trentaine de morts du dimanche 24 au mardi 26 avril. Les jeunes des quatre grands quartiers se sont organisés pour faire face à la bande. Ils n’ont pu faire grand-chose, avec leurs mains face à la horde armée. Jeudi 28 Avril, les femmes d’Atakpamé voyant leurs enfants tués comme des poussins se sont révoltés. Elles sont sorties nombreuses dans les rues de Dzama, Doulassame et autres, presque nues ! Ces femmes ne portaient que des cache-sexe de couleur rouge, tenue traditionnelle féminine dont l’exhibition est un signe de défiance et de malédiction.

Des personnalités de la ville ont vu le préfet et le maire pour les prier d’intervenir pour dire au criminel commandant de quitter Atakpamé. Jeudi soir, Koloum a accepté de quitter le centre ville. Il est allé avec ses hommes établir son quartier général à Agbonou à l’entrée de la ville. C’est de là qu’il continue ses basses besognes en envoyant ses tueurs s’en prendre aux pauvres citoyens, violant des femmes et saccageant les biens des personnes reconnues comme appartenant à l’opposition.

Samedi, le bilan établi par des acteurs de la société civile sur place est d’au moins 60 morts, plus de 150 blessés et plusieurs personnes introuvables.

Tout cela se passe au Togo, dans le cadre d’une élection supposée se tenir dans un cadre démocratique. Et le monde est au courant de ce qui demain sera reconnu comme un génocide.

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