DEPECHE

6 ans de prison ferme requis contre le présumé pédophile français, Philippe Desmars.

Le 4 mars 2006, publié sur ufctogo.com

Le procureur de la république près le tribunal correctionnel de Lomé, Robert Baoubadi Bakaï, a requis vendredi, 6 ans de prison ferme contre un présumé pédophile français, Philippe Desmars, poursuivi pour "attentat à la pudeur" sur une mineure de 15 ans lors d’un procès marathon dans la capitale togolaise.

Desmars un ancien gendarme français de 53 ans ayant servi comme coopérant militaire, est directeur du très prisé bar-restaurant "Okavango" sur le Boulevard du 13 janvier à Lomé.

Son procès, ouvert après deux reports, a duré de 8H 30 et à 19 H 00 (7H 30- 18 H 00 GMT) devant une foule nombreuse et surexcitée, composée notamment de responsables d’associations de défense et de protection des droits des enfants réclamant la tête du prévenu.

Outre la peine de 6 ans, le procureur a ordonné la fermeture du bar-restaurant "Okavango" pour 10 ans et l’expulsion du Togo de Philippe Desmars après qu’il aura purgé sa peine.

Contre Béatrice Napo, accusée de "proxénétisme" pour avoir "placé" la mineure au sieur Philippe Desmars, le procureur a requis deux ans de prison, une amende de 300.000 francs CFA et une interdiction d’exercer le métier de serveuse pour une période de 5 ans.

"Il a un goût très prononcé pour les filles de 14-15 ans", a déclaré ahuri, le procureur, qualifiant le prévenu de "monstre" qui "utilise des filles comme des animaux, des objets et les rejette d’un revers de main".

Cette peine requise, selon le ministère public, doit "servir d’exemple à tous ceux qui abusent des mineures et ne contrôlent pas leurs pulsions sexuelles vis-à-vis d’elles".

A la barre, Philippe Desmars a nié les faits, mais reconnu avoir simplement photographié les seins et le buste de la mineure et lui avoir remis la somme de 5.000 FCFA, le lendemain, lorsqu’elle s’était réveillée.

Les avocats de la partie civile, qui ont acculé le prévenu, ont affirmé qu’il a fait boire à la mineure une boisson contenant une substance qui l’a fait dormir, permettant à Philippe Desmars de donner libre cours à ses fantasmes et pulsions sexuelles.

Les faits remontent à novembre 2005. Philippe Desmars, ancien gendarme de la garde rapprochée de François Mitterrand devenu coopérant militaire français au Togo et ayant formé des gendarmes togolais pendant une quinzaine d’années, reconverti en restaurateur, demande à Mlle Béatrice Napo, serveuse dans un hôtel à Lomé, de lui trouver une copine.

Le Français, qui vit séparé de sa femme, utilise souvent les services de Mlle Napo, qui a avoué que c’est la cinquième fille qu’elle propose à Philippe Desmars qui les aime "très jeunes".

Ce jour de novembre, vers 21 heures, Mlle Napo, la "proxénète", fait venir la mineure J.A. chez Philipe qui les reçoit sous la paillote de la maison où se trouve également le restaurant "Okavango". Le prévenu l’introduit dans sa chambre.

Philippe Desmars, selon les avocats qui citent les témoignages de la mineure, a menacé la fille de son arme et celle-ci céda sous "la panique". Puisque, cette mineure avait fait l’objet d’un viol au Nigeria par un groupe de jeunes armés, elle a toujours peur des armes, affirment les avocats.

L’ancien gendarme la déshabilla et la photographia.

Ensuite, il lui fit boire un breuvage et elle s’endormit pour ne se réveiller que le lendemain à 8 heures.

L’accusé reconnaît l’avoir photographiée, mais nie l’avoir pénétrée car, selon ses dires, la fille était en période de menstruation et a "inondé" son lit de sang.

Le tribunal qui, malgré l’appui d’un expert médecin, n’est pas parvenu à démontrer qu’il y a viol, n’a retenu contre Philippe Desmars que l’accusation d’attentat à la pudeur.

Le verdict est prévu pour le 17 mars prochain, mais d’ores et déjà, les avocats de la défense accusent le parquet de s’être laissé manipuler et influencer par des organisations de défense et de protection des droits des enfants qui font pression, de même que les médias qui dénoncent l’accusé qui n’est pas à son coup d’essai.

Selon les témoignages de jeunes filles citées par le procureur de la république, le prévenu a abusé à Lomé, de nombreuses fillettes qui craignaient toutefois de le dénoncer.

Il a en outre affirmé que la gendarmerie a saisi 120 photos de jeunes filles nues ou à moitié nues, dans des positions choquantes.

"Je ne suis ni pédophile, ni pornographe. Je fais des photos artistiques qui mettent en valeur la beauté de la femme africaine", a simplement déclaré le prévenu.

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